Bon, ben voilà : Périgueux est “tombée”. Aux mains de je ne sais plus qui, mais des mains du ministre de l’Education. Qui s’en fout un peu puisqu’il reste ministre. A quelques dizaines de kilomètres de là, Juppé doit apprécier, lui qui a dévissé du gouvernement pour échec aux législatives et qui vient de gagner Bordeaux au premier tour en raflant par la même occasion la communauté urbaine aux socialistes… Première leçon : si tu veux de la gratitude, élève des chiens.
Le socialisme municipal a de beaux jours devant lui. A quoi bon gagner les élections nationales quand on est bien au chaud dans son fief ? A quoi bon se prendre des coups au pouvoir pour être désavoué aux intermédiaires ? Leçon à méditer pour les dizaines de nouveaux maires de gauche et leurs milliers de collaborateurs : ne vous précipitez pas en 2012, ça risquerait de vous faire perdre vos jobs. La prochaine fois que vous avez un(e) candidat(e) capable de battre la droite, ne changez rien : couvrez le (la) de merde.
Définition du sarkozysme : mouvement politique français fondé sur le “Appelons un chat un chat”, né en 2002, mort en 2008. Le post sarkozysme, c’est le grand retour de la langue de bois. Incarnation dans des personnages charismatiques, maire du Puy ou conseiller municipal à St Quentin. Victimes principales : David Martinon et Ray Ban.
Le taux de participation aux présidentielles (86%) était un écran de fumée. Les fameuses “classes populaires” ne se sont cette fois pas déplacées (abstention 35%, plus de 50% dans de nombreux “quartiers”). Retour à la démocratie hémiplégique. Intégré, tu votes. Exclu, tu restes à la maison. Décidément, rien de neuf.












2 réponses so far ↓
Odile Keller // mars 17, 2008 à 7:07
Je suis très contente que la France ait viré au rose. Mais pour combien de temps, quelques années … c’est déjà ça.
Je souhaite que tous ces “hommes de droite” genre Xavier Darcos “de toute mon âme etc… qui ont pris une bonne raclée , vont se remettre en question. Dommage pour Marseille. Enfin, il reste l’OM, l’honneur est sauf.
Tonton B. // mars 18, 2008 à 5:48
Effectivement rien ne change. Comme à chaque fois le pouvoir en place subit un revers aux élections intermédiaires.
Les “classes populaires” acquises théoriquement à la gauche se sont une fois de plus réfugiées dans l’abstention. Mais quand on leur dit après une élection que l’on ne croyait pas à ce que l’on disait durant une campagne, il ne faut pas s’en étonner. Quand on prône une logique de gagnant-gagnant comme si il ne pouvait pas y avoir de perdants et notamment parmi les plus aisés, il ne faut pas s’en étonner non plus. Enfin, quand on souhaite des alliances avec un parti dont 60% des sondés ne discernent pas la stratégie cela n’incite pas à se bouger pour aller voter.
Le PS sort vainqueur des élections intermédiaires , les seules qu’il est capable de gagner depuis 1997.
Ce n’est pas le fait du hasard mais l’absence d’un projet clair et si possible socialiste au niveau national.
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