Blog de Thierry Keller

Pascal Sevran et François Hollande sont dans un bateau…

avril 22, 2008 · 21 commentaires

Bonne nouvelle pour les socialistes : tandis que la charte du PS a été dépoussiérée, dans une de ces formules de synthèse qui sont la marque de fabrique de ceux qui réclament toujours des clarifications mais finissent par s’entendre tous ensemble sur des formules fourre-tout qui devraient laisser le champ libre à Sarkozy pour les neuf prochaines années, un homme avisé, Marcel Botton, sort un bouquin intitulé “Les hommes politiques sont des marques comme les autres”. On y apprend que si Ségolène était une marque, ce serait L’Oréal. Delanoë serait canal +. Le journal “le Parisien” plaint le pauvre François Hollande, à qui aucune marque n’est associée. Motif : “image floue et pas assez positionnée”.  C’est vrai, ça, quel camouflet !  Si on ne sait pas à quelle marque il se rapporte, comment va-t-on pouvoir voter pour lui à l’avenir ?  Trop dure, la politique…

Pascal Sevran, que l’on a annoncé mort, à tort, l’espace d’une après-midi hier sur Europe 1, n’a pas ce genre de problème. Si une marque devait être associée à son nom, ce serait sans doute les PFG (Pompes Funèbres Générale). Oui, décidément, on vit une époque formidable.

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21 réponses so far ↓

  • Fake Elkabbach // avril 22, 2008 à 8:58

    Merci, cher Thierry, de faire autant de promotion pour ma station sur votre blog.

    Cordialement,
    Jean-Pierre

  • Le Lézard // avril 22, 2008 à 1:22

    Alors que les attaques contre le social sont de plus en plus dures (carte Famille nombreuse, allocs, chômeurs santionnés) penser, après le “dépoussiérage” du PS, que Sarko en a encore pour neuf ans, c’est quelque part avouer que le PS n’a rien à proposer de mieux et personnellement je trouve cela affligeant.
    ( pas votre commentaire)
    Mais je suis rarement déçu de gens dont je n’attends rien. Affligé mais pas déçu.

  • benzek // avril 27, 2008 à 10:26

    Je ne peux cacher ma déception à lecture des deux dernieres “analyses” de notre ami thierry qui sont -j’imagine qu’il le sait lui-même- très en deça de ce qu’il nous offre à lire d’habitude. Ce fake de commentaire à propos de la déclaration de principes du PS n’est ni pertinent ni même traité sous un angle décalé de sorte à ce qu’il suscite un début de réflexion chez nous autres, lecteurs. D’autre part, nous aussi, nous parcourons le Parisien, et donc, nous savions que Delanoé, c’était Canal etc, ce qui d’ailleurs, est totalement dénué d’intérêt.
    Comme j’ai en d’autres occasions félicité et même soutenu celui qui tient ces pages, je me permets de lui faire cette petite remarque qu’il doit prendre pour ce qu’elle est, c’est à dire un “rouge d’encouragement” comme dit si bien le jury de la nouvelle star.

  • Le Lézard // avril 27, 2008 à 12:19

    Malheureusement Benzek on ne saura pas en quoi le commentaire de Thierry n’est pas pertinent sur le PS.
    Nous restons dans l’attente de tes idées “pertinentes” pour un début de réflexion :-)

  • Millie // avril 28, 2008 à 2:51

    et qu’est-ce qu’elle dit, d’ailleurs, cette déclaration ?

  • thierrykeller // avril 29, 2008 à 10:14

    Benzek,
    Merci de ta sollicitude. Je veillerai à l’avenir à être brillant et méticuleux !

  • benzek // avril 29, 2008 à 1:24

    Le “camarade” lézard a demandé des éclaircissements au sujet de mon précédent commentaire. Je m’y livre bien volontiers. Thierry parle d’une formule de synthèse -et donc par nature décevante pour lui qui aurait adoré un choc de clarification- à propos de la nouvelle déclaration de principes du PS. Sauf que c’est précisément l’objet du dit exercice, qui n’est pas une orientation de congrès mais un texte qui a pour but de rassembler toutes les sensibilités du PS. Faudrait-il autre chose qu’un texte rassembleur lorsqu’il s’agit de rassembler? Faut-il 10 PS pour que tous les socialistes ne sentent bien dans leur chapelle? Il fut un temps où des socialistes comme Jaurès donnaient leur vie pour unir des socialistes bien plus différents que ne le sont ceux d’aujourd’hui. Car ils avaient la claire conscience que sans unité, ils livraient le pouvoir à vie aux conservateurs. Qu’est ce qui a changé depuis pour faire autrement?

  • Le Lézard // avril 29, 2008 à 3:49

    Ce qui a changé c’est qu’au temps de Jaurès on était loin, très loin d’une dérive libérale du PS qu’il unifiait et que les socialistes de l’époque étaient d’accord sur l’essentiel c’est-à-dire rompre avec le capitalisme. C’était beaucoup plus facile de rassembler et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait.
    Tu as raison de dire que la Déclaration de principes n’est pas une orientation de congrès. Mais aujourd’hui, au-delà des mots, on se demande bien sur quoi les socialistes vont se rassembler sauf effectivement comme le dit Thierry sur un “truc” fourre-tout.
    Même vision de la société et mêmes idées sur les alliances, DSK et Lienemann ? Fabius et Royal ? Jospin et Hamon ?
    Tous les jours on voit bien que non et que cette Déclaration n’est qu’un rassemblement factice et là je suis d’accord avec Thierry.
    Bien sûr que l’unité est le meilleur remède contre les conservateurs mais pour celà il faut avoir de bonnes bases communes. Ce n’est, cher Benzek, plus le cas. Voilà ce qui a changé.

  • Le Lézard // avril 30, 2008 à 8:32

    Juste après ces quelques lignes plus haut je vois Manuel Valls sur Canal, invité pour son dernier livre : “Pour en finir avec le socialisme et être enfin de gauche “. D’accord, entre autres, sur l’augmentation de la durée de cotisations pour les retraites ( c’est son droit) , souhaitant même que les socialistes changent de nom ( c’est aussi son droit)
    D’ailleurs tout est dans le titre : fini le socialisme, vive la gauche ( concept fourre-tout).
    Alors, rassemblés, Valls et Emmanuelli ?
    Sur quoi ? Et , surtout, pour quoi faire ? Pour nommer Bayrou à Matignon peut-être façon Ségolène ? :-)

  • benzek // avril 30, 2008 à 2:40

    Camarade lézard, ne compte pas sur moi pour entrer dans le détail du bal des couloirs de solférino qui bat son plein. Ce n’est pas du dédain, loin de là, mais en fait, cela m’emnuie profondément.
    Mis à part ça, dis moi, entre nous, tu penses vraiment qu’il y a plus de différences entre mélenchon et strauss qu’il n’y en avait entre allemane, jaurès et guesde? Le capitalisme n’est évidemment pas la seule question stucturante pour juger des divergences majeures entre socialistes… Comme Hegel, il faut s’intéresser aux périodes historiques longues : et dès lors, tu m’accorderas que les thèmes, en vrac, de la nature de la prise du pouvoir (violence ou non), de son exercice ensuite (cf Blum en 21, Marceau en 36, Mayer en 45, de la nature du parti (avant garde ou masse), du lien au syndicat, du rapport à la démocratie en général, au reste de la gauche en particulier, la question de la nation et bien d’autres encore pèsent tout autant. De ce point de vue là, oui les choses ont changé : les socialistes ont moins de différences entre eux et j’ajoute même qu’il y a moins de divergences entre les socialistes et l’extrême gauche qu’auparavant. Un fait seulement devrait te convaincre : l’URSS s’est effondrée. Voilà le big bang. Et tant qu’on en aura pas déduit l’ensemble des implications, on parlera dans le vide. Alors Bayrou et Ségolène, quelle minuscule péripétie sans aucune once d’intérêt.

  • Le Lézard // avril 30, 2008 à 5:08

    Camarade Benzek,
    Je pense effectivement qu’il y a plus de différences entre Strauss et Mélenchon qu’il n’y en avait entre Allemane, Guesde et Jaurès. D’ailleurs je te fais remarquer que le premier adhéra au parti fondé par le second qui fut le premier parti marxiste en France. Jaurès qui ne récusait en rien la lutte des classes viendra plus tard au marxisme.
    Ces trois là , avec des divergences bien sûr, étaient d’accord sur l’essentiel ou ce qui devrait l’être quand on est socialiste : abattre le capitalisme et la lutte des classes, fonder une société socialiste.
    Et, pardonne-moi, mais pour se rassembler dans ces conditions c’est beaucoup plus simple car la visée est la même.
    Aujourd’hui (pour faire court) au PS, il y a ceux qui sont encore teintés de marxisme et puis ceux qui s’accommodent du régime capitaliste dont certains envisagent même de ne plus s’appeler socialiste. C’est dire.
    D’ailleurs le Traité constitutionnel européen a bien montré les différences car, pardonne-moi de nouveau, mais répondre oui ou non ne signifiait pas, et pour cause, la même vision de la société, de la répartition des richesses, de l’Europe sociale à construire.
    Et puis puisque nous parlions de Déclaration de principes, voire le PS d’aujourd’hui, dans son article premier mettre en avant l’émancipation de la personne humaine et la sauvegarde de la planète (que je ne sous-estime pas), quelle révolution ! Et se rassembler là-dessus : formidable !
    Imagine-t-on un parti en France qui dirait : nous sommes contre l’émancipation de la personne et pour la destruction de la planète.
    Sept millions de précaires, les Restos du cœur, la crise du logement, le chômage : dormez tranquilles braves gens, on vous le dit la main sur le cœur on va s’occuper de la planète car on est socialistes !
    Avec le respect que j’accorde à tes arguments, bien cordialement.

  • benzek // mai 1, 2008 à 2:22

    camarade lézard,

    Merci de répondre sérieusement et moi aussi je respecte tes arguments. Simplement je les récuse. J’ai longtemps été marxiste. Léniniste et Trotskiste.
    Un jour je me suis posé une question et une seule : existe-il une seule expérience marxiste qui ait réussi ? Je veux dire sans bain de sang, privation de libertés et/échec économique et social total, racisme, antisémitisme?
    Comme je n’ai pas trouvé, j’en reste à Jaurès (qui n’a jamais été pour une société étatique) à Blum (qui a rompu dès la lecture des thèses de Lénine), à Allende. Les autres, je les combats.
    D’autre part, deux précisions :
    1; On n’est pas obligé d’être marxiste pour combattre le capitalisme, sa contestation lui est même antérieure.
    2; la lutte des classes n’est pas une orientation en soi. Elle ne fait que se constater. La promouvoir n’ a aucun sens “socialiste” puisque le but est précisément de l’abolir sinon que voudrait dire le concept de société sans classes. Si l’on me dit que cela passe nécessaire par l’anéantissement de la bourgeoisie ou de la paysannerie, c’est à dire par le crime de masse type dékoulakisation, alors je serai du côté des assasinés, comme tout bon militant de gauche.
    nb : sur la question du TCE, je te renvoie à la lecture de la cinquantaine d’éditos que j’ai signé sur le sujet pour l’hebdo “la tête à gauche” en 2005.
    nb2 : si Guesde avait tué Jaurès, il l’aurait fait des deux mains. Les héritiers de ce minuscule “leader” du POF, plus que médiocre théoricien qui n’a jamais rien compris à Marx, n’ont d’ailleurs pas moufté après l’assasinat de Jaurès et ont de suite plongé dans la guerre capitaliste et chauvine de 14. Tiens ça me rapelle le TCE : “le nationalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage” (JJ).
    Très cordialement
    ah. un dernier nb : j’ai travaillé et avec Mélenchon et

  • benzek // mai 1, 2008 à 2:24

    suite…
    j’ai travaillé et avec Mélenchon et avec Strauss. Leurs divergences, ça dépend surtout de leurs intérêts tactiques immédiats où moment où ils parlent…
    L’opposition droite gauche au PS, c’est une fable pour enfants sages.
    Amitiés

  • Le Lézard // mai 1, 2008 à 6:27

    Camarade Benzek,
    1/Ravi d’échanger avec toi et en plus un 1er mai ! Tu as raison : il n’y a pas d’expérience marxiste qui ait réussi. Est-ce une raison pour renoncer ?
    L’exploitation demeure, la lutte des classes dans la France de 2008 aussi (Stock-options et caissière (cela n’a sous ma plume rien de péjoratif, tu t’en doutes) chez Carrefour, le prouvent), les injustices sociales perdurent, les riches le sont de plus en plus et les pauvres le sont aussi de plus en plus, hélas ! Où en est la répartition des richesses, cœur du socialisme historique ? L’autogestion quand la démocratie s’arrête à la porte de l’Entreprise ?
    2/Lénine ce n’est déjà plus Marx. Trostky un peu plus.
    Il ne s’agit pas aujourd’hui d’abolir la bourgeoisie (concept du 19ème) et qui plus est par un bain de sang pour la simple et bonne raison qu’elle n’est plus la classe dominante vu l’évolution du salariat et que d’ailleurs par certains côtés elle subit le capitalisme comme les salariés (je pense aux petits patrons indépendants) et que bon nombre de ses membres a rejoint le salariat à cause du capitalisme financier (fermeture de boîtes)
    3/D’accord avec toi, mille fois d’accord avec toi sur Jaurès et Blum mais….ils étaient marxistes. Cela ne veut pas dire dans mon esprit une société étatique (disparition de l’Etat dans la pensée marxiste pure)
    4/C’est vrai aussi que d’autres avant Marx ont contesté le capitalisme. Je pense aux socialistes dits utopiques qui voyaient dans le capitalisme une injustice profonde et seulement cela. Durkheim dira même plus tard : le socialisme est un cri de douleur contre l’injustice. Oui mais pas seulement.
    La plupart des ces socialistes ne remettaient pas en cause la propriété (hormis Proudhon) et tentaient avec les outils dont ils disposaient à l’époque de rendre le capitalisme plus supportable ( socialisme chrétien entre autres) sans remettre en cause ni tenir compte de la propriété, des rapports de production et donc du facteur économique.
    5/Marx a apporté énormément à la critique du capitalisme tenant compte aussi du rôle de l’histoire et aussi du droit qui n’était que le résultat des rapports de production économiques antérieurs à lui.
    6/D’accord avec toi sur Guesde. Peut-être que tu as raison sur Mélenchon et Strauss mais c’est bien triste (intérêts tactiques)
    7/Je ne dis pas que c’est ton cas et même si c’est le cas c’est respectable, mais je suis toujours surpris qu’un ancien marxiste ne le soit plus. Et pour le coup je termine comme tu terminais il y a peu sur ce blog : qu’est ce qui a changé vraiment depuis ?
    Amitiés.

  • Le Lézard // mai 1, 2008 à 10:29

    Camarade Benzek,
    J’ai oublié de dire un mot sur le TCE. Si je te lis bien je suppose que tu as dit oui.
    Mais répondre non n’a rien à voir avec le nationalisme. Je suis foncièrement Européen, pour une Europe fédérale et politique. J’ajoute sociale et démocratique.
    Est-ce de cela qu’il s’agissait en voulant casser les services publics, ériger la concurrence libre et non faussée en dogme, faire de la politique monétaire une lutte contre la seule inflation ?
    Quels pouvoirs donnait-on au parlement sur ces sujets ? Sur le taux de change ? Quelle était la place du social ?
    L’Europe oui, mais pas celle proposée alors.
    Cordialement.

  • Tonton B. // mai 3, 2008 à 6:59

    Intéressant cet échange de propos entre Benzek et le Lézard. On voit bien deux conceptions du socialisme qui s’affrontent et où chacun a de bons arguments et du respect pour l’autre.
    Je regrette ton silence, Thierry. Peut-être aurions nous eu une autre conception de ce bel idéal commun.
    A Benzek je voudrais dire que s’il n’y a pas de réussite marxiste, on ne voit pas bien non plus la réussite de la social-démocratie qui devait progressivement conduire au socialisme. L’Italie voit le retour de Berlusconi et le « modèle » Blair a du plomb dans l’aile sans parler de l’Allemagne qui connaît un taux de personnes sous le seuil de pauvreté jamais atteint suite à sa politique de réformes. Et bien sûr on voit encore moins bien la réussite du capitalisme.
    Au Lézard je dirais seulement que Manuel Valls est courageux. Voilà quelqu’un de franc et d’honnête. Je ne suis pas d’accord avec lui mais cela a le mérite de la clarté et témoigne d’un certain respect pour le citoyen lambda.
    Tout le monde a le droit de se tromper, de changer d’avis. Seuls, les imbéciles…..
    En prônant une économie sociale de marché le PS emboîte encore plus le pas de la social-démocratie pour non pas aller au socialisme mais pour l’améliorer à la marge. C’est respectable.
    La différence c’est que Valls le faisant n’oublie pas de dire que le terme « socialiste » n’a plus lieu d’être pour ce parti. C’est clair. On n’est pas habitués !
    Valls a bien compris que les gens ne font plus et ne pourraient plus faire confiance à un parti qui déjà dans son appellation les trompe et les tromperait. C’est mon cas.
    Tout le monde sait bien que les socialistes ne le sont plus sinon que dans les mots. Ce n’est pas honteux. Ce qui est honteux c’est de ne pas le dire.
    Jean Jaurès disait : le courage c’est de chercher la vérité et de la dire. De ce point de vue il y a du Jaurès chez Valls et certains feraient bien de s’en inspirer du simple point de vue de l’honnêteté intellectuelle.
    Cordialement.

  • Tonton B. // mai 3, 2008 à 7:07

    En disant : “certains feraient bien de s’en inspirer”, je visais beaucoup de dirigeants du PS bien sûr et personne sur ce blog.
    Ca va sans dire mais encore mieux en le disant !

  • benzek // mai 5, 2008 à 3:06

    très chers camarades lézard et tonton B,

    Ces quelques post sont en effet tout à fait réjouissants : la gauche a tout à gagner et rien à perdre lorsque ses sensibilités débattent dans le respect des convictions et des arguments de chacun. Cela la rend plus forte et j’ose l’espérer peut-être plus attractive.

    Je crois que la première de nos tâches si nous voulons reprendre l’ascendant culturel dans la société et gagner à nouveau la bataille des idées, c’est précisément de renouer avec un esprit unitaire à gauche sans mise au pied du mur de quiconque -ce qui n’interdit pas les divergences-. Il nous manque un esprit de famille.

    Quelques reflexions:

    1. Je le comprend mais je ne suis pas d’accord avec Manuel Valls. Il ne faut pas changer le nom du PS. Quel crime aurions nous commis en son nom pour en changer? Le socialisme est encore une idée neuve. Moderne même. La justice, c’est moderne.

    2. Je ne me définis plus comme Marxiste au sens du manifeste. Mais je reste évidemment structuré dans mes analyses par la grille de lecture capital travail.

    3. Je ne me définis plus comme Trotskiste au sens du programme de transition. Mais je reste un lecteur régulier de “où va la France” et de l’analyse parfaite de la défiguration de la révolution par les staliniens.

    4. J’aimerai bien me définir comme quelque chose d’autre… mais cela n’existe pas pour l’instant. La gauche doit se réinventer pour faire face au capitalisme de notre époque et elle ne l’a toujours pas fait. En attendant qu’elle le fasse, je suis socialiste.

    5. Sur le TCE : TCE= tous les traités déjà existants plus des avancées fédéralistes. Pourquoi voter non puisque cela n’enlevait rien au caractère ultra libéral de l’Europe tout en s’interdisant d’empocher les avancées? Pour créer une onde de choc? C’était un pari. je n’y ais pas cru et aujourd’hui, je peux dire que j’avais raison. Mais je comprenais ceux qui avaient fait le pari. NB : j’ai voté contre Amsterdam (pacte de stabilité) et contre les statuts de la BCE en interne au PS. Je peux concevoir qu’il ait existé un non de gauche, concevez qu’il ait existé un oui de gauche qui n’avait rien à voir avec une dérive libérale.

    Très cordialement

    Benzek

  • benzek // mai 5, 2008 à 3:10

    oups… oubli!

    camarade lézard je réponds enfin à ta lancinante et pertinente question : “qu’est ce qui a changé?”.

    Ma réponse : le capitalisme.

    Conclusion : les moyens et les conditions de la lutte doivent eux aussi changer.

    Trotskiste un jour trotskiste toujours dit on, peut-être bien : l’internationalisme!!!!!!!! est inséparable du socialisme.

  • Tonton B. // mai 5, 2008 à 7:49

    Cher benzek,
    Bien sûr qu’il pouvait y avoir un oui de gauche et je le trouve tout à fait respectable. Je n’assimile pas le oui à du libéralisme (Jospin n’est pas synonyme de mon point de vue de dérive libérale).
    J’admets bien volontiers qu’il y avait des avançées fédéralistes ( peu) et que voter non ne changeait en rien à la donne “ultra libérale” des traités existants.
    Mais le fédéralisme n’est pas une fin en soi. Fédéral, d’accord mais pour faire quoi?
    Ce qui me gêne dans cette Europe que l’on nous propose c’est le primat de l’économie sur le politique et donc le peu de pouvoirs accordés au Parlement. La BCE , contrairemet à la Fed, ne s’occupe pas de la croissance et l’on voit bien qu’en ce moment elle a du mal à baisser ses taux pour soutenir l’activité. Fiscalement, l’harmonie entre les pays a du mal à se mettre en place et cela crée un dumping social. De ce point de vue je me demande où est la concurrence libre et non faussée alors que l’ on nous proposait de l’inscrire dans le marbre d’une constitution ( unique au monde)
    D’un point de vue social c’est la casse des services publics qui est prévue et comment n’en serait-ce pas autrement dans le règne de l’ultra-libéral pour reprendre tes propres mots.
    Je sais bien que l’idée européenne par nature pousse au compromis et que l’on devrait y aller sans emmener notre coq gaulois mais le compromis il se fait sur quoi au juste? Si il ne se fait pas sur le social et la démocratie , pour nous Français et socialistes il ne peut pas se faire uniquement sur l’envolée des cours de Bourse et les profits des multinationales !
    Anecdotiquement le non a permis à Sarko de nous proposer un traité dit simplifié avec la complicité bienviellante du PS sans consultation du peuple ( même la championne de la démocratie participative ne voulait pas de référendum, étonnant non ? ) et sans la consultation du Parlement européen en place
    ( bel exemple de démocratie de part et d’autre)
    L’Europe aujourd’hui c’est un traité non ratifié par les peuples qui la composent (c’est fort) imposé par les élites. Elle se fait donc contre les peuples et à terme ce n’est jamais bon. Ca peut aussi exacerber les sentiments nationalites, hélas!
    Je ne regrette pas mon vote. Ce que je regrette c’est que les socialistes ne le soient plus. Et je dis à Manuel Valls et à d’autres ce que disait Léon : pendant que vous courrez à l’aventure nous garderons la maison.
    Très respectueusement et très cordialement.

  • aloha // juin 9, 2008 à 11:34

    RIP

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