Blog de Thierry Keller

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Mourir pour Kaboul ?

avril 2, 2008 · 13 commentaires

Les socialistes français ont pris au pied de la lettre cette maxime : “Le rôle de l’opposition, c’est de s’opposer” (un peu comme le Président Mao, qui disait “Le rôle d’un révolutionnaire, c’est de faire la révolution”…). Après les avoir conduit à  défendre le socialisme des terroirs et des clochers, ce credo basique, s’opposer, les transforme maintenant en gardiens du temple du gaullisme. Une cure de pouvoir leur ferait le plus grand bien pour éviter de s’égarer.

La motion de censure déposée contre le gouvernement à propos de l’envoi de troupes supplémentaires en Afghanistan n’est pas idiote sur la forme : elle permet de mettre le nez de Sarkozy dans ses contradictions. On ne peut pas scander qu’on renforce les droits du Parlement et ignorer ledit Parlement à l’occasion d’un revirement de jurisprudence en matière de politique extérieure. Mais dans son contenu, les cris d’orfraies contre “l’armée d’occupation”, “l’alignement sur le Pentagone”, et l’amorce d’une réintégration du commandement intégré de l’OTAN confinent au pavlovisme primaire.

Armée d’occupation ? Ce sont les socialistes qui ont envoyé les premiers hommes en 2002. L’argument qui dénonce Chirac comme responsable d’un tel geste à l’époque est à peine moins de mauvaise foi que lorsque Jospin avait signé Amsterdam en 1997, en prétextant que la cohabitation l’avait empêché de tenir ses engagements de campagne.

Alignement sur les Etats-Unis ? Mais de quelle sorte de dictature fasciste parlons-nous ? De l’Allemagne nazie ? Du Chili de Pinochet ? De l’Iran des mollahs ? Si Amérique = Grand Satan, il faut le dire tout de suite.

L’OTAN ? La France y siège déjà. Par quelle hypocrisie (gaullienne) ne serait-on pas en droit d’y avoir toute sa place, dès lors que l’Europe de l’Est réclame à corps et à cris la protection du parapluie atlantique et que la défense européenne en est encore à l’état d’embryon ?

Qu’est-ce qui est en train de se jouer en Afghanistan ? Une partie de l’avenir du Moyen-Orient. Ceux qui refusent de mourir pour Kaboul, les héritiers des pacifistes qui ne se seraient pas égratignés pour Dantzig, n’ont semble-t-il pas bien compris les aspirations des peuples de la région, ces populations objectivées par l’Occident qui ont pourtant chassé les islamistes du parlement au Pakistan il y a quelques semaines, par un vote clair et sans appel. Parce qu’ils en ont marre des talibans, d’Al-Quaida et de leurs affidés. Mais sans doute les socialistes préfèrent-ils les Ch’tis à ceux des arabes qui n’entrent pas dans leurs cases définies à l’avance.

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“68″, c’était demain

mars 21, 2008 · 5 commentaires

Demain c’est le 22 mars et le raz-de-marée a déjà commencé. Chaque décennie, la commémoration de Mai est plus forte. 1978 : silence poli. 2008 : on se rue sur le vintage soixante-huitard avec une gourmandise nostalgique. Les acteurs de l’époque entament le déclin de leur existence, il se sentent la responsabilité de transmettre. Les ouvrages fleurissent. Les émissions spéciales aussi.

D’un point de vue historique, ce n’est pas forcément une bonne chose : historiens et sociologues nous mettent en garde à juste titre : attention à la réécriture de la mémoire ! OK, sachons les entendre. Mais d’un point de vue politique, sachons nous servir de l’événement, de cette fièvre commémorative qui s’empare de notre pays dès qu’il en a l’occasion.

Pourquoi ? Parce que la victoire de Sarkozy, et plus généralement du sarkozysme (qui flatte le loup et dévalorise l’homme), a symbolisé la défaite culturelle de 68 comme le 10 mai 81 avait sonné sa victoire. Réel ou fantasmé, que nous dit “68″ ? Pour résumer : à bas la France de papa, des notables, de l’ordre, du fric, des censeurs, des obscurantismes. Vive l’amour, la fraternité, vive la conversation contre le dogme, le faible contre le fort, le tordu contre le rectiligne. La contre-révolution sarkozyenne nous intime de croire à la phrase de Goethe : une injustice est préférable à un désordre. Osons, nous, préférer un désordre à une injustice. Oui, il est temps de redevenir hégémonique culturellement.

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Bonnes blagues

mars 19, 2008 · 2 commentaires

Alors ça c’est la bonne blague de la semaine : le nouveau “style présidentiel” de Nicolas Sarkozy ! Parler plus doucement, se défaire de ses tics, prendre des poses solennelles, se construire des rendez-vous avec l’Histoire. Pourquoi pas se mettre à lire des livres ? On dirait Bernard Tapie, il y a des années, aux Guignols, se rendant dans le bureau de François Mitterrand, et admirant ses groles, “la classe, putain”. Grotesque.

Non, en fait, je me suis trompé. La bonne blague, c’est Nadine Morano. Voilà un vrai changement de cap. Hyper cohérent, vous aurez remarqué, avec l’attitude de Sphinx que se compose son boss. La télé réalité n’aurait pas fait mieux, dans le genre “24 heures dans la peau d’un Président”.

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Tout change parce que rien ne change

mars 17, 2008 · 2 commentaires

Bon, ben voilà : Périgueux est “tombée”. Aux mains de je ne sais plus qui, mais des mains du ministre de l’Education. Qui s’en fout un peu puisqu’il reste ministre. A quelques dizaines de kilomètres de là, Juppé doit apprécier, lui qui a dévissé du gouvernement pour échec aux législatives et qui vient de gagner Bordeaux au premier tour en raflant par la même occasion la communauté urbaine aux socialistes… Première leçon : si tu veux de la gratitude, élève des chiens.

Le socialisme municipal a de beaux jours devant lui. A quoi bon gagner les élections nationales quand on est bien au chaud dans son fief ? A quoi bon se prendre des coups au pouvoir pour être désavoué aux intermédiaires ? Leçon à méditer pour les dizaines de nouveaux maires de gauche et leurs milliers de collaborateurs : ne vous précipitez pas en 2012, ça risquerait de vous faire perdre vos jobs. La prochaine fois que vous avez un(e) candidat(e) capable de battre la droite, ne changez rien : couvrez le (la) de merde.

Définition du sarkozysme : mouvement politique français fondé sur le “Appelons un chat un chat”, né en 2002, mort en 2008. Le post sarkozysme, c’est le grand retour de la langue de bois. Incarnation dans des personnages charismatiques, maire du Puy ou conseiller municipal à St Quentin. Victimes principales : David Martinon et Ray Ban.

Le taux de participation aux présidentielles (86%) était un écran de fumée. Les fameuses “classes populaires” ne se sont cette fois pas déplacées (abstention 35%, plus de 50% dans de nombreux “quartiers”). Retour à la démocratie hémiplégique. Intégré, tu votes. Exclu, tu restes à la maison. Décidément, rien de neuf.

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Le MODEM n’est ni en mouvement, ni démocrate

mars 12, 2008 · 2 commentaires

Enigmatique MODEM… Evidemment que sa stratégie est fumeuse : elle tient plus de la survie qu’autre chose. Mais le plus frappant, c’est le vide du discours : populiste, démago (ce “ni droite ni gauche” de de Sarnez pour faire peuple devient lourd), chevauchant toutes les lignes les plus éculées : contre la vulgarité de Sarkozy, contre l’atlantisme, pour la gestion façon bon père de famille… Rien de neuf sous le soleil. Une rengaine radicale-socialiste qui n’a rien à voir avec ce qu’un parti réellement démocrate pourrait dire aujourd’hui. Et qui reste, donc, à créer…

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Et Le Pen, dans tout ça ?

mars 10, 2008 · 12 commentaires

Il régnait sur les plateaux télé, hier soir, comme une ambiance de normalité un peu rébarbative. Les gagnants du premier tour (le match aller) répétèrent qu’il s’agissait d’un vote sanction, mais que rien n’était fait, il restait un second tour (encore 90 minutes) ; les perdants nous firent bien rire en tentant mollement de dépolitiser le vote, et d’en appeler à un sursaut de leur électorat (ces gros cons de bourges qui ne se sont pas déplacés). Les cadors ont commencé sur TF1, puis ont glissé sur France 2, puis France 3, puis sur les chaînes info du câble. A mesure que les uns et les autres se retrouvaient, chargés d’une couche de maquillage supplémentaire, ils s’échangeaient sans conviction les mêmes arguments affadis par l’heure qui tournait, et tous étaient pressés de rentrer chez eux. A part Marielle de Sarnez, surexcitée, balayant sa mèche de gauche à droite, toute contente d’être l’attraction de la soirée. Bref, on s’est bien fait chier, au moment où Zapatero remportait les élections en Espagne, et où Hillary Clinton, cette fasciste, abandonnait deux délégués à Jesus-Christ/Gandhi/Mahommet/Luther King/Obama dans le Wyoming.

Et pour une fois, c’était sympa de s’emmerder devant une soirée électorale. Car pour une fois, on n’entendait pas parler du rôle d’”arbitre” du Front national. Personne ne prononçait l’oraison funèbre de Jean-Marie Le Pen, comme si sa disparition en tant que gangrène de la démocratie allait de soi. Comme si 20 ans de lutte antiraciste et de construction d’un cordon sanitaire républicain appartenaient déjà à l’Histoire. Alors que c’était hier matin ! Il y a dix ans, le FN gagnait 4 mairies, dont Toulon. Préfiguration du 21 avril. C’est ça qui est bien avec la France : on a gagné la seconde guerre mondiale, on a un siège à l’ONU, on n’a pas du tout collaboré, on n’a pas aidé la Gestapo, on n’a pas eu Pétain, et Laval… Vraiment sympa, ce pays, on se fait une petite frayeur, on tire la chasse et le tour est joué !

Alors il nous reste un vote sanction pas vraiment catastrophique pour le pouvoir en place. Il nous reste un PS qui peut reprendre certaines des mairies perdues en 2001, alors que la victoire de Delanoé avait masqué une déroute qui elle aussi annonçait les 16% du camarade Jospin. Il nous reste un PS qui a commencé en direct son congrès (Aubry revient, quelle chance). Il nous reste le MODEM, et la frange récalcitrante de Marielle. On entend des socialistes crier “halte à la trahison” quand on évoque une alliance avec le centre. On se fait peur comme on peut. Mais jamais autant que quand les Le Pen, Maigret, Carl Lang et consorts terrorisaient les soirées électorales. En attendant, moi, je n’irai pas voter dimanche : mon candidat a fait 55 au premier tour.

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Hillary rassure la base démocrate

mars 5, 2008 · 15 commentaires

Trop épuisé cette nuit pour suivre les résultats des primaires au Texas et dans l’Ohio, je me réveille ce matin en croyant avoir rêvé : Hillary l’emporte et interrompt le fameux “momentum” d’Obama (j’adore ce mot de “momentum”, qui a un pouvoir quasi auto-réalisant : la force va à la force, comme dirait un de mes amis).

Contrairement à ce que suggère Clotilde dans un de ses commentaires toujours très stimulants, je ne m’intéresse pas à la question depuis une semaine. Et c’est ce qui me permet de dire que oui, Hillary est plus “à gauche” au sens français du terme, même si ça ne m’étonne pas que les journalistes américains pensent le contraire : Obama, par ses positions contre la guerre et sa vision compatissante de son pays, a l’air d’être plus à gauche, ou plus “liberal”. Mais en ces temps troublés d’incertitude économique majeure, les électeurs démocrates n’ont pas forcément besoin d’un nouveau JFK  ou Jimmy Carter. Autrement dit, toute sa force fondée sur les valeurs et les principes se heurte à la réalité : les affaires domestiques comptent davantage que les problèmes du monde et les questions de morale. C’est la crise, on vit dans un pays qui a peur. Peur de la déclassification sociale, peur de l’insécurité (physique, financière…). Il ne suffit donc pas d’être un bon prêcheur, ce qu’est assurément Obama. Il faut être rassurant plus qu’enthousiasmant. Solide plus que lyrique. Plus exactement, les démocrates nous ont dit : “On veut bien faire de la politique autrement, mais on verra plus tard.”

Je ne connais pas l’issue du scrutin. Mais si les choses restent en l’état, il y a fort à parier que la défaite d’Obama ne sera pas due à la couleur de sa peau, à son métissage ni à son patronyme (prénom “Irak”, 2e prénom “Saddam”, nom de famille “Oussama”), mais bien à son positionnement politique. C’est une très bonne nouvelle parce que cela déracialise le vote. S’il gagne, au contraire, ce sera parce l’espoir, cette fameuse “audacy of hope”, aura pris le dessus sur la peur. Ce qui serait, aussi, une bonne nouvelle. Mais je n’y crois pas.

C’est, parait-il, en regardant le premier grand discours public d’Obama à la convention démocrate de 2003, celui où il est “né au monde”, que les auteurs de la série The west wing ont imaginé le personnage de Matt Santos dans la saison 6. Un démocrate issu d’une minorité, gagnant l’investiture de son parti, et affrontant Arnie Vinick, une sorte de Mc Cain de fiction, c’est-à-dire détesté par la frange la plus conservatrice des républicains. Mais là où Obama ne surfe que sur sa jeunesse et son extraordinaire force de conviction, Santos, il est vrai aidé par un Josh au sommet de son art, avait su combiner jeunesse, nouveauté, et propositions capables d’entraîner les classes moyennes apeurées, axant notamment toute sa campagne sur l’éducation. Il est étonnant de voir que Santos est un produit virtuel créé à partir de l’ADN politique d’Obama, mais qu’Obama ne s’est pas assez inspiré de son double télévisuel…

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Pendant ce temps, Sarkozy travaille…

mars 3, 2008 · 3 commentaires

La France vieux jeu tient sa revanche. La droite bien élevée, le troisième âge à cheval sur l’étiquette, la gauche morale, les dames caté, … tous s’allient pour taper sur Sarkozy. Vulgaire, agité du bocal, inconséquent, faisant étalage de ses poules et de ses montres en or… rien n’est épargné à ce garçon, que les mêmes caractéristiques avaient pourtant porté au pinacle il y a quelques mois seulement.

Je me souviens de cette interrogation au lendemain du second tour : Sarko va-t-il endosser les habits d’un chef de l’Etat, chiraco-mitterrandiser son style, ou bien rester lui-même ? Au moins, la réponse est claire : Sarko reste Sarko. C’est ce qui a fait sa gloire, c’est ce qui est en train de faire sa chute. Une chute bien virtuelle, étant donné qu’une série de sondage n’a jamais fait démissionner un Président.

Fillon, lui, est populaire. C’est une sorte de Balladur. A terme, être lisse, ça rapporte. Propre sur lui, modeste, bien peigné, discret. Et pourtant, c’est lui qui met en oeuvre la politique du premier.

Et c’est bien ça qui commence à être énervant. A se demander si l’obnubilation sur le style de Sarkozy n’est pas une stratégie pour passer sous silence la véritable révolution à l’oeuvre depuis son élection. J’ai moi-même hurlé avec les loups, mais je suis convaincu que ces attaques ad hominem sont de plus en plus improductives. Sans vouloir marcher sur les pas de Marion Cotillard, qui voit des complots partout, je me dis que pendant que Marianne et l’Obs s’acharnent contre les sacs Vuitton offerts par Nico à Carlita, notre ami trace tranquillement les contours d’une France dont le profil a de quoi faire peur.

Qu’y a-t-il de plus grave ? La “nuit au Fouquet’s” ou les félicitations à Poutine ? La croisière sur un yatch ou les objectifs de raccompagnement à la frontière ? Le texto à Cécilia ou les peines incompressibles à effet rétroactif ? Les costumes croisés sur talonnettes ou les discours du Latran et de Ryad ?

Heurtée dans sa sensibilité de vieille fille à cheval sur les codes sociaux, la France cloue son leader au pilori. “Ils vont s’habituer”, plaide Nicolas. Il a raison : tous les pays occidentaux vivent désormais dans ce mélange de vie privée et de vie publique. Le code génétique de nos démocraties d’opinion réclame le mélange des genres. On vote pour un Président comme on vote pour Quentin à la Star Ac’. Oui, il va falloir s’y habituer. Mais à quand un mauvais sondage pour Sarkozy qui placerait en tête des griefs : “Remet en cause les fondements du droit et de la République” ?

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Et si on tondait Christine Ockrent ?

février 21, 2008 · 5 commentaires

L’anti-sarkozysme grégaire a encore frappé. En dénonçant les “conflits d’intérêt” entre Christine Ockrent et Bernard Kouchner sur la question de France Monde, une bonne partie de la gauche morale a encore fait preuve de l’état d’esprit réactionnaire dont elle est désormais coutumière. L’une des journalistes les plus capées de France serait sommée de ne pas accepter le job juste parce qu’elle est la femme du ministre des affaires étrangères ? On passe assez de temps à dénoncer le bas niveau de la presse politique pour se plaindre qu’une journaliste de cette densité accède à ce genre de poste, non ? A écouter les arguments du SNJ, de la CFDT, de Libé et autres…, on se demande s’ils ne sont pas en train de confondre Ockrent avec Xavière Tibéri ! “Femme de”, “doutes sur l’indépendance” et autres suspicions pèsent sur une meuf de 64 ans qui n’a pas pourtant pas décidé subitement de quitter le domicile conjugal pour faire métier d’information.

Dans Libé, on dénonce pêle-mêle Ockrent, Bolloré, Lagardère, Minc et compagnie, comme si tout ce petit monde faisait partie d’un même complot : celui des élites mondialisées fricotant avec l’horrible Sarkozy. La preuve, l’ex “Reine Christine” fait des ménages” ! Elle a accepté d’animer l’Université d’été du Medef ! Salope ! Tout ça c’est magouille et compagnie, petits arrangements entre amis au sommet de la superstructure économico-étatique.

C’est vrai : Ockrent est nulle. Elle a trouvé sa carte de presse dans une pochette surprise (ou pire : elle se l’est payée avec l’argent que son mari a touché de Total en Birmanie !). Elle est autoritaire. Elle couche pour réussir, et avec l’ennemi en plus. Elle aurait appelé quasi ouvertement à voter “oui” au TCE. Je vois qu’une solution : la tondre.

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On a marché sur la tête…

février 14, 2008 · 6 commentaires

Un “journaliste” qui dévoile le contenu d’un SMS. Une “première dame” qui compare le journal en question à “Je suis partout”. Qui s’excuse auprès du journal, mais qui n’a pas un mot pour l’incroyable comparaison entre les victimes des abus de la presse et les déportés. Un Président, qui, dans la foulée, demande à chaque élève de primaire de “parrainer” un enfant juif disparu. Un rédacteur en chef de l’Express amoureux de Carla, au-delà de toute prise de distance professionnelle. Tout ça dix jours après un mariage rocambolesque et une affaire de Neuilly à la sauce république bananière. Oui, on a bien marché sur la tête.

Heureusement, la direction du Nouvel Obs vient de réagir. Je ne crois pas que Jean Daniel ment quand il dit qu’il ne savait pas pour la brève sur le SMS. Mais son texte a le mérite de la clarté. Et de la dignité.

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